Avril 2009 : L’Islam et le Soufisme

L’ISLAM : UN AUTRE VISAGE
INTERVENANT : FATHI AMMAR

Le but de cette présentation n’est pas de prendre la place des savants (théologiens, juristes ou orientalistes). L’objectif est d’apporter un éclairage différent sur l’Islam et montrer que cette religion est une religion de paix, de tolérance; d’amour du prochain, d’entraide,…et surtout pas de violence comme le pensent certains. Cette religion est pratiquée par des millions de personnes qui vivent en harmonie avec leur société et  dans la le respect de leur prochain.
⇨    Idée de l’arbre qui tombe et fait du bruit alors que derrière pousse dans la sérénité toute la forêt !

⇨    Nous allons donc découvrir ensemble cet  autre visage de l’Islam et il semble indispensable de revenir sur le dogme ou fondements de l’Islam.

⇨    En arrière plan, mon témoignage de musulman, avec quelques belles histoires (personnelles et contes soufies)

Nous verrons également que la recherche de la connaissance est une obligation pour tout musulman, mais la démarche uniquement scientifique ou cartésienne ne peut amener à démontrer l’existence de Dieu. La foi ne se démontre pas…!
⇨    J’évoquerai l’imam Al-Ghazâlî (12ème siècle), il fut un théologien, un juriste, un savant, un imam au savoir encyclopédique. L’Imâm explique comment la religion peut coexister harmonieusement avec le raison.

⇨    La seconde partie est en quelque sorte le 1er pas vers la dimension spirituelle : la foi

Enfin nous terminerons notre présentation par le dernier niveau qu’un musulman peut atteindre. L’excellence (Ihssane) s’exprime par la sincérité et par la perfection dans les œuvres. Autrement dit, cela revient à consacrer un culte pur à Dieu et à Lui Seul,  comme si on le voyait.
⇨    Rumi (13ème) considéré comme le plus grand maitre mystique de la langue persane et  l’un des plus haut génie de la littérature spirituelle universelle.

⇨    Le summum de la spiritualité : l’excellence en Islam

L’ISLAM : UN AUTRE VISAGE !

PLAN
1)    Qu’est-ce que l’Islam ?
1.1     Présentation  & continuité du message Divin
1.2     Les 5 Piliers de l’Islam
1.3     Le Coran
1.4     Les 4 Premiers Califes, Sunna (écoles) et Chiisme

2)    La foi

3)    Cheminement vers l’excellence du comportement ou voie
Le bon comportement par les exemples
1) Le voisin qui jette des ordures
2) «Ne te mets pas en colère »
3) la famille => respect de la mère
4) Liberté de Conscience => Nulle contrainte en religion (Sourate 2, V 256)

Introduction au soufisme
Bibliographie

1.    Présentation de l’Islam

Enfant j’ai grandi dans un Islam tolérant et d’amour du prochain. Nous vivions à coté de la médina avec l’appel de la prière 5 fois par jour. Mon grand père maternel.
L’Islam est une religion de Paix et nous espérons vous faire découvrir que c’est également une religion d’amour par excellence; l’étymologie du mot Islam renvoie à la soumission totale à dieu le Créateur et paix avec les créatures.
C’est un mot qui s’emploie également pour les salutations en disant « AS SALAMOU ALAYKOM »=Que la paix soit avec vous!
La religion Islamique consiste à accepter sans réserve les enseignements et la règle de Dieu, tels qu’ils furent révélés à Mohamed, son Prophète.
Un Musulman est celui qui croit en Dieu et s’efforce de mettre sa vie entière en accord avec la révélation Divine et les paroles du prophète.
Le mot  » Allah  » est le nom réservé à Dieu dans la langue arabe. C’est un terme unique qui ne peut se mettre ni au pluriel ni au féminin.

1.1.    La continuité du Message Divin
L’islam est une religion, chronologiquement le troisième grand courant monothéiste de la famille des religions abrahamiques. Apparu en Arabie au 7ème siècle, il s’ajoute au judaïsme et au christianisme qu’il prolonge et parachève. À ce titre, L’Islam ne rejette nullement les deux précédentes.
C’est essentiellement le même message qui prône l’unicité de Dieu et la même règle qu’Allah a révélés à chacun des prophètes : « Dites : Nous croyons en Dieu et en ce qu’Il a descendu sur Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et les Tribus, en ce que Dieu a révélé à Moïse, Jésus et aux autres prophètes. Nous ne faisons aucune différence entre eux et nous lui sommes soumis (dans l’Islam)’ (S 2, V 136)
Le message qui fut révélé au prophète Mohamed est l’Islam dans toute son étendue, sous sa forme complète et définitive.
 » Il (Allah) a fait descendre sur toi (Mohamed) le Livre (le Coran) avec la vérité confirmant les Livre révélés avant toi. Et Il a fait descendre la Thora et l’Evangile » Coran (S 3, V 3)
Eva de Vitray-Meyerovitch (1909-1999) dont je suis tombé amoureux. Ancienne chercheuse au CNRS, traductrice et écrivain ; elle publia au total une quarantaine d’ouvrages et de nombreux articles. Fervente chrétienne, converti à l’Islam & passionné de Rumi

« Le Coran est la dernière révélation, et Mohammad est le sceau des prophètes (…..) Puis j’ai été heureuse de constater que je n’étais pas seule, mais je me trouvais située, sans le savoir, dans une grande tradition. Et cela sans avoir à rien renier. Je ne reniais ni la Torah, ni l’Evangile. Je laissai simplement de côté ce qui m’avait toujours agacée, les décisions conciliaires, dogmatiques de messieurs réunis à Rome pour décider que Dieu est comme ceci ou comme cela.(…) On ne se convertit pas à l’Islam, on embrasse une religion qui englobe toutes les autres… » (Extraits de “Islam, l’autre visage”, Eva de Vitray, Ed. Albin Michel, 1995)

Bien que né en Arabie, l’Islâm n’est pas pour autant la religion d’un peuple, pas plus qu’Allah, notre Seigneur, ne saurait être le Dieu des seuls Arabes… l’Islâm est, plus que tout autre, La Religion Universelle par excellence. Parlant de la mission du Prophète Mohamed, Allah déclare: « Nous ne t’avons envoyé que comme miséricorde pour les Mondes » Coran (S21, V107) et aussi « Et Nous ne t’avons envoyé qu’en tant qu’annonciateur et avertisseur pour l’humanité… » Coran (C 34, V 28)

1.2.    Les Cinq piliers de l’Islam
Ainsi dernière religion révélée et synthèse de toutes les révélations qui l’ont précédée, l’Islam – qui signifie donc soumission ou conformité à la Volonté divine – est bâti, selon l’expression consacrée, sur cinq « piliers » que nous allons découvrir.

Aperçu historique;  mais au fait qui était le prophète Mohamed
Mohamed est né 570 ans après Jésus-Christ dans la ville de la Mecque (Arabie) ; il est issu d’une famille noble. Les toutes premières paroles de la Révélation transmises par l’Archange Gabriel à Mohamed, berger illettré de quarante ans, alors qu’il se trouvait en retraite spirituelle dans une grotte du mont Hira non loin de la Mecque, marquèrent l’avènement d’une nouvelle religion : L’Islâm.
En une courte période de 23 ans, Mohamed acheva sa mission de prophète et il mourut à l’âge de 63 ans. Sa vie fut exemplaire. En tant qu’incarnation des enseignements coraniques, elle peut servir de modèle à tous les êtres humains.

Hadith du prophète
Mieux qu’un long discours, le hadith suivant illustre, on ne peut mieux, ce que nous pourrions écrire au sujet de ces piliers.  Un hadith est un recueil de textes retraçant la vie de Mohamed et ses paroles.
Ce hadith est central dans notre intervention puisqu’il résume à lui seul, les trois dimensions de l’Islam.
Laissons la parole à ‘Omar Ibn Al-Khattab, Compagnon du Prophète et deuxième Calife de l’Islam, qui rapporte ce qui suit :
« Un jour que nous étions assis auprès de l’Envoyé d ‘Allah, voici qu’apparut à nous un homme aux habits d’une vive blancheur et aux cheveux d’une noirceur intense, sans trace visible de voyage sur lui ; personne parmi nous ne le connaissait. Il vint s’asseoir en face du Prophète, plaça ses genoux contre les siens et, posant les paumes de ses mains sur ses deux cuisses, il lui dit :  » Ô Mohamed ! Informe-moi au sujet de l’Islâm. » L’Envoyé d’Allah lui répondit : « L ‘Islâm est que lu témoignes qu’ ‘il  n’est pas de divinité si ce n’est Allah et que Mohamed est l’Envoyé d’Allah ; que tu accomplisses la prière ; verses la zakât ; jeunes le mois de Ramadan et effectues le pèlerinage vers la Maison Sacrée si tu en as la  possibilité. »
« Tu dis vrai ! » dit l’homme. Nous fume pris d’étonnement de le voir, interrogeant le Prophète, l’approuver. Et l’homme de reprendre: « Informe-moi au sujet de la foi (al imân). » « C’est, répliqua le Prophète, de croire en Allah, en Ses Anges, en Ses Livres, en Ses Prophètes, au Jour Dernier et de croire dans le Destin imparti dans le Bien et le Mal »
« Tu dis vrai ! » répéta l’homme qui reprit en disant: « Informe-moi au sujet de l’Excellence (al ihsan). » « C’est, répondit le Prophète, que tu adores Allah comme si tu le vois, car si tu ne Le vois pas, Lui te voit. »
L’homme dit : « Informe-moi au sujet de l’Heure. » Le Prophète répondit : « L’interrogé n’en sait pas plus que celui qui l’interroge. » L’homme demanda alors : « Quels en sont les signes précurseurs ? » « C’est, dit le Prophète, lorsque la servante engendrera sa maîtresse et lorsque lu verras des pâtres, pieds nus et mal vêtus, rivaliser dans l’édification de constructions élevées. »
Là-dessus, l’homme s’en fut. Quant à moi, je restai un moment. Ensuite, le Prophète me demanda : « O Omar ! Sais-tu qui interrogeait ? Je répondis : « Allah et Son Envoyé en savent plus. » « C’est Jibril (l’Archange Gabriel), dit le Prophète, qui est venu vous enseigner votre religion. »
Mais reprenons ces cinq piliers de l’Islam

1. La profession de Foi : S’ouvrant sur une négation – Lâ ilâha, «point de divinité» – elle affirme ensuite la Vérité – illa’Llâh, «si ce n’est Dieu». C’est alors que la deuxième proposition, prend toute sa portée: Mohamedun rasûlu’Llâh, «Mohamed est l’envoyé de Dieu».
Témoigner qu’il n’y a de dieu que Dieu et que Mohammed est son prophète. C’est le début de l’abolissement de toutes les formes d’idolâtrie qui font obstacle entre l’homme et son Créateur.
⇨ J’ai compris plus tard que cela équivalait à un vaccin spirituel.

2. Les Prières : Il est du devoir de chaque Musulman de faire cinq prières par jour. Elles animent et renforcent la croyance en Allah. Elles élèvent la Moralité de l’Homme. Elles purifient le cœur. Elles écartent la tentation de la faute et du mal.
La prière apporte d’innombrables bienfaits et bénédictions. Son premier avantage est que son accomplissement exige l’ablution préalable, ce qui impose donc la pureté et la propreté. La prière en elle-même signifie que l’homme admet qu’Allah est Un et l’Unique Être à avoir qualité pour être adoré. En priant nous répétons à plusieurs reprises « Louange à Allah, Seigneur des mondes. C’est Toi seul que nous adorons et c’est Toi seul dont nous implorons secours ». Ainsi nous déclarons notre éloignement de tous prétendant à la divinité en dehors d’Allah, et par la même nous nous débarrassons de toute croyances vaines. Nous disons également à Allah : « Guide-nous dans le droit chemin » Quel est ce droit chemin ? rien d’autre que les enseignements sacrés de l’Islam dont l’adepte ne doit ni mentir, ni voler ou usurper les biens d’autrui, ni se laisser aller dans la corruption ou le mal. Réf ?

3. Le Jeûne du mois de Ramadan : Ce que les prières essaient de produire cinq fois par jour, le jeûne le fait une fois par an pendant le mois de Ramadan (le neuvième mois de l’année lunaire).
Pendant cette période, de l’aube au coucher du soleil, un Musulman ne doit pas manger une miette de nourriture, ni boire une goutte de liquide, quel que soit l’attrait qu’exerce sur lui la nourriture, et quelles que soient sa faim et sa soif. À chaque instant pendant le jeûne, il réprime ses passions, ses désirs et il proclame pour sa conduite, la suprématie de la loi Divine.

4. La Zakat : C’est un devoir religieux pour chacun de consacrer, chaque année une aumône purificatrice (qui s’élève à environ selon les régions à 2.5% de ses biens et économies). Il s’agit d’une œuvre de culte d’ordre financier qui purifie l’âme et hausse ses mérites, comme elle purifie les biens et accroît la richesse. Ce n’est pas une obole offerte au pauvre par le riche, mais un droit dû au pauvre sur les biens du riche : « Prélève sur leurs biens une part pour les purifier et élever leurs âmes », dit le Coran (S 9,V 103).

5. Le Pèlerinage à la Mecque : Chacun doit l’effectuer une fois dans sa vie si cela est économiquement et physiquement possible.

1.3.    Le Coran

Le Coran est l’ultime révélation de Dieu. Le nom arabe signifie lecture noble. Ainsi, le Coran est la parole de Dieu et non celle de Mohamed. Il ne faisait que recevoir la révélation et la transmettre honnêtement. La révélation divine n’a pas commencé avec le Coran. D’autres révélations ont été transmises à des prophètes précédents comme Noé, Abraham, Moïse et Jésus pour n’en nommer que quelques-uns. Toutes les autres Écritures ont été soit perdues, soit altérées; de là, le besoin d’une nouvelle et dernière révélation: le Coran. Il est la source fondamentale de l’enseignement et des lois islamiques. Le Coran traite de base des croyances, de la moralité, de l’histoire de l’humanité, du culte, de la connaissance, de la sagesse, de la relation entre Dieu et l’homme ainsi que des rapports humains sous tous leurs aspects. Une part importante de ce Livre Saint qu’est le Coran est consacrée à des enseignements d’une grande valeur sur lesquels peuvent se fonder de bons systèmes en matière de justice sociale, d’économie, de politique, de législation, de jurisprudence, de droit et de relations Internationales.
Le Coran contient 114 sourates (chapitres) et se compose de 6236 versets (paragraphes)

Mohamed était analphabète, néanmoins c’est de son vivant et sous sa surveillance que le Livre Saint du Coran fut confié à la garde de la mémoire et consigné par ses disciples. Le texte original et complet du Coran est accessible à tous en Arabe, langue dans laquelle se fit la révélation
Dieu le Très Haut a révélé comme premier mot « Iqra » (Lis !) c’est à dire qu’Il invitait les Hommes et les Femmes à la science, car sans science, comment connaître notre Créateur et comment comprendre sa foi et le but des actes d’adorations. Il est obligatoire à tout musulman de s’éduquer qu’il soit homme ou femme.
⇨Etudier, rechercher la science

L’islam n’est point obscurantisme du simple fait qu’il appelle à l’usage de la Raison et pousse à la réflexion et en fait presque un devoir. On ne peut compter le nombre de versets qui vont dans ce sens. « Ceci sert d’exemple aux gens qui réfléchissent » (liqawmin yatafakkarûn), « ceci sert d’exemple aux doués de raison » (ûlûl albâb) concluent d’innombrables versets du Coran et non des moindres. On les trouve dans des verstes à haute portée symbolique au vu de leur sens et de leur place dans la structure du message coranique. De plus, qui prône l’ouverture bannit l’obscurantisme et l’enfermement dans des sortes de doctrines que l’on croit figées. Le Prophète Mohamed à l’aube de l’islam exhortait déjà à l’ouverture et reconnaissait du coup l’universalité de la Science et de son acceptation d’où qu’elle pût émaner pourvu qu’elle serve à l’humanité. Ne lui est-il pas attribué ce hadîth qui dit : « Allez à la recherche de la science même jusqu’en Chine » ou bien Recherchez la science du berceau au tombeau »
Des traductions de son message sont largement répandues en de nombreuses langues.
Depuis que je lis le Coran, j’éprouve une sensation de sérénité.
1er éléments de spiritualité : Pourquoi lire le coran, alors qu’il nous arrive parfois d’ignorer le sens des versets?

Un vieil homme musulman, vivait dans une ferme dans les montagnes de « Easter Kentucky » avec son petit fils. Chaque matin, son grand père se réveillait tôt pour lire son coran.

Son petit fils voulait être comme son grand père, et essaya de l’imiter dans tous ses gestes. Un jour, son petit fils, lui demanda : « Grand père! J’ai essayé de lire le coran comme toi, mais je n’arrive pas à comprendre le sens des versets, et lorsque je comprends parfois, j’oublie aussitôt que je ferme le livre. Qu’est ce qu’on retire de bien lorsque nous lisons le coran?

Le grand père silencieusement s’arrêta de mettre du charbon dans la corbeille et demanda à son petit fils : « Prends cette corbeille jusqu’à la rivière et ramène là moi remplie d’eau ».

Le garçon fit comme son grand père lui demanda, mais la corbeille se vidait d’eau avant qu’il revienne à la maison.

Le grand père rit et dit :  » tu devrais être plus rapide la prochaine fois », et il renvoya son petit fils avec la corbeille pour essayer une deuxième fois. Cette fois-ci le jeune garçon courra, mais la corbeille se vida encore avant de retourner à la maison.

Essoufflé, il dit à son grand père qu’il était impossible de ramener de l’eau dans une corbeille, et qu’il allait prendre un seau à sa place. Le grand papa lui dit :  » Je ne veux pas de l’eau dans un seau, mais dans une corbeille, c’est juste qu’il faut ressayer encore », et il parti retenter sa chance.

Le jeune garçon plongea encore la corbeille dans la rivière, couru, mais quand il arriva à la maison, la corbeille était encore vide. Essoufflé il dit à son grand père :  » t’as vu grand père, c’est inutile! »

Le vieil homme, regarda son petit fils et lui dit :  » Regardes la corbeille ». Le jeune garçon regarda la corbeille et pour la première fois réalisa qu’elle était différente. Elle a été transformée d’une corbeille sale à une corbeille propre.

« Mon fils, c’est la même chose quand tu lis le coran. Il se peut que tu ne comprennes pas ou que tu ne te rappelles pas de tout, mais quand tu lis le coran, c’est ton âme qui change !

1.4.    Les 4 Premiers Califes, Sunna (écoles) et Chiisme
La sunna est actuellement majoritaire dans le monde musulman (environ  85 % des musulmans sont sunnites.
Sunna désigne la manière de vivre du Prophète. Les chiites ont eux aussi une Sunna, mais c’est préférentiellement la Sunna transmise par ‘Alî, et non la Sunna transmise par d’autres proches de Mohammed.
A la mort du prophète, les quatre  1er Califes ont été
– Abû Bakr Esseddik
– ‘Omar
– ‘Othmân
–  Ali

La sunna est fondée sur les Six Livres suivants qui se basent sur les Hadiths  :
-Bukhârî (m. 256/870): al-Djâmi` as-Sahîh (en abrégé Sahîh). ou sur le Prophète (voir ici)
– Muslim (m. 261/875): al-Djâmi` as-Sahîh, environ 4000 hadiths différents, beaucoup plus si on compte les doublets
– Abu Dâwûd (m. 275/889): Kitâb as-Sunan, 5273 hadiths
– Tirmidhî (m. 279:892): Kitâb al-Djâmi`, 3956 hadiths)
– Nasâ’i (m. 303/915): Kitâb as-Sunan, environ 2800 hadiths.
– Ibn Mâdja (m. 273/886): Kitab as-Sunan: 4341 hadiths.).

Il y a quatre écoles théologico-juridiques dans l’islam sunnite, toutes fondées au 8ème et  9ème siècle par les 4 grands Imams :
1) L’école hanéfite (fondée par Abû Hanîfa)
2) L’école malékite (fondée par Mâlik ben Anas)
3) L’école chafé’ite (fondée par Châfi’î ou Shâfi’î) (1)
4) L’école hanbalite (fondée par Ahmad ben Hanbal) (1)

Les chiites constituent environ 15 % des musulmans. Ils sont majoritaires en Iran, en Irak et éparpillé un peu partout dans le monde.
Le terme vient de l’arabe chî’at ‘Alî (= les partisans d’Ali).
La raison première de l’opposition entre sunnites et chiites tient à la question du califat. Les chiites, eux, étaient partisans pour la succession d’Ali (Ali : cousin & gendre du prophète).

1) L’école hanafite d’Abu Hanifa cristallise un droit de source irakienne en l’accommodant aux besoins de la population musulmane. C’est l’école la plus ouverte, car elle insiste sur la liberté d’opinion, le jugement personnel, et la recherche de la meilleure solution (au cas par cas, en fonction des convenances du moment et de l’équité.) Il existe donc une forte marge de manœuvre. Le rite insiste sur l’importance des textes et de la tradition. Peu à peu, cette école va se scléroser et la notion d’ijtihad se soumet à la notion de taqlid. Cette école hanafite se retrouve surtout chez les Afghans, Indiens, Albanais, Turqo-Monguyan et Chinois.
2) Le rite malékite a été fondé par Malik ibn Anas en modélisant la théorie juridique sur les coutumes médinoises. Elle met l’accent sur l’importance des savants, du consensus. Une place majeure est donnée à la coutume. Cette école est surtout présente en Afrique. L’école qui a essayé de généraliser l’usage de la sunna (hadiths, mœurs de Mahomet), aux pratiques de vie de Médine au temps du Prophète (a’mal ahl al madina). L’interprétation (ijtihad), d’abord recommandée est fermée au Moyen Âge, ce qui va avoir des conséquences sur cette école également, avec le développement de l’importance des coutumes populaires voire des superstitions.
3) Le chaféisme de Muhammèd ibn Idris as-Shafi est un compromis entre les deux écoles précédentes. Cette école valorise la Sunna comme source du droit, et insiste sur le consensus de toute la communauté, mais le point de vue des savants l’emporte, écartant par là l’opinion personnelle. Elle est particulièrement répandue en Égypte, Arabie, Yémen, Koweït, Indonésie, Malaisie, Vietnam, Philippines et Thaïlande.
4) L’école hanbalite d’Ibn Hanbal privilégie la tradition morale sur les solutions juridiques. C’est l’école la plus stricte des écoles sunnites. Elle se base sur une interprétation littérale du Coran et de la Sunna, et restreint le raisonnement par analogie.

•    Henri Laoust (orientaliste)
⇨    Les schismes dans l’islam (sur les conflits entre sunnisme et chiisme au début de l’islam)

2.    La Foi
Les bases de la foi islamique
1) Croire en Allah.
2) Croire aux anges.
3) Croire aux livres divins.
4) Croire aux messagers.
5) Croire en l’au-delà.
6) Croire au destin.

Pourquoi 1er pas vers la spiritualité :
On passe de l’aspect exotérique (l’apparence, l’extérieur) vers l’aspect ésotérique. C’est un lien direct entre soi & Dieu.

Premièrement : La croyance en Allah.
Qu’est-ce que la croyance en Allah ?
Cela est d’accepter fermement l’existence d’Allah et que c’est lui qui a tout crée, contrôle l’univers ; il n’a pas de partenaire ; il est le seul et unique. Le recours suprême et efficient. Il n’a jamais enfanté et n’a jamais été enfanté. Nul ne lui est égal ou semblable. Il est parfait dans ses qualités et ses attributs. Il est le plus grand et le plus parfait, sans aucun défaut.

Les facteurs pour la croyance en Allah.
Ceci se traduit par trois caractéristiques :
– Déclarer de façon verbale la Shahada.
–  Croire sincèrement dans son cœur, de façon à ne pas ressembler aux hypocrites, qui professent verbalement des choses en lesquelles ils ne croient pas.
– Agir physiquement, en performent les rites obligatoires et en s’abstenant des prohibitions; tout ceci confirmant la sincérité de la croyance.

Quelles sont les preuves qu’Allah existe ?
Quelque chose dans le cœur
•    La création : Tout ce que nous voyons comme création et créatures dans le ciel et sur terre indique qu’il existe un grand créateur. Un musulman des premiers temps a déjà dit : « Les traces (pas) d’un animal indique la présence d’animaux et les empreintes de pieds indiquent la présence de personnes qui ont marché ; alors comment le ciel avec des galaxies, le terre avec ses vallées et les mers avec leurs vagues n’indiquent pas la présence d’un créateur. »

•    La perfection : L’ahurissante perfection dans la création prouve l’existence d’un créateur, tel qu’Allah le dit : « Telle est l’œuvre d’Allah qui a tout façonné à la perfection » (Al-Naml v 88)

Exemple de perfection : La création de l’homme : Tel qu’Allah le dit : « Nous avons certes créé l’homme d’un extrait d’argile, puis Nous en fîmes une goutte de sperme dans un reposoir solide. Ensuite, Nous avons fait du sperme une adhérence; et de l’adhérence Nous avons créé un embryon; puis, de cet embryon Nous avons créé des os et Nous avons revêtu les os de chair. Ensuite, Nous l’avons transformé en une tout autre création. Gloire à Allah le Meilleur des créateurs! Et puis, après cela vous mourrez»  (Al-Mou’minun v 12/15)

•    La création du soleil et de la lune : Tel qu’Allah le dit : « et le soleil court vers un gîte qui lui est assigné; telle est la détermination du Tout-Puissant, de l’Omniscient. Et la lune, Nous lui avons déterminé des phases jusqu’à ce qu’elle devienne comme la palme vieillie. Le soleil ne peut rattraper la lune, ni la nuit devancer le jour; et chacun vogue dans une orbite » (S 36, v 38/40)

Deuxièmement : La croyance aux anges
Les anges sont des créatures crées de lumière et son invisibles.

Il y différents types d’anges, et ils ont différentes tâches :
– L’ange Gabriel (Jîbrîl), est celui désigné afin de descendre avec la révélation aux prophètes. Il est considéré comme étant le meilleur des anges.

- L’ange de la mort et ses aides, qui sont responsables de prendre l’âme des gens à l’heure de leur mort et leurs assistants.

- Les anges honorables qui enregistrent et écrivent les paroles et les actions des gens.

- Certains anges surveillent des gens tout le temps et partout, selon l’ordre Divin.

- Les deux anges de la tombe qui sont désignés pour questionner le mort, disant « Qui est ton Dieu ?» « Quelle est ta religion ?» « Qui est ton prophète »

Quels sont les fruits de la croyance aux anges ?
– Reconnaître la grandeur d’Allah qui a crée ce genre de créatures. (Ou ce type de création).
– Obéir à Allah et s’abstenir de lui désobéir, cela encourage à s ‘éloigner des péchés.
– Se préparer pour l’au-delà en se souvenant de l’ange de la mort et des anges qui gardent le paradis et l’enfer.

Troisièmement : La croyance aux livres divins
Le musulman croit qu’Allah a fait envoyer des livres à ses prophètes et messagers dans le but de les transmettre aux gens : et on croit d’une façon plus détaillé ceux qu’Allah a cités parmi ces livres.

Ces livres  contiennent un appel à croire à l’unicité d’Allah, à lui vouer un culte à lui seul, et un appel à croire en l’au-delà. Ils encouragent les bonnes manières et les actions vertueuses ; ils préviennent contre les manières et actions dévergondées.

Quels est les nombre de livres Saints qui sont mentionnés dans le Coran ?
– Le Coran, qui a été révélé au prophète Mohamed,
– La torah, (l’ancien testament) qui a été révélé au prophète Moise (Moussa)
– La bible, (le nouveau testament) qui a été révélé au prophète Jésus (‘Isâ)
– Le Zabûr, qui a été révélé au prophète David (Dawud)
– Suhuf Ibrahim, (les Feuillets d’Ibrahim) qui ont été révélés au prophète Abraham (Ibrahim)

Qu’inclus la croyance aux livres Saints ?
Cela inclus de croire que ce sont des paroles d’Allah qui ont été révélés à ses prophètes.
Nous devons croire en la divinité des livres mentionnée dans le Coran et  la Sunnah (tradition prophétique). Nous devons croire qu’il y a des versets divins (paroles d’Allah) dans ces livres, dont la connaissance nous parvient à travers d’authentiques  narrations de la Sunnah. Nous devons également croire que le Coran est le sceau de tous les livres divins et qui prouve leur existence. Le Coran est le livre que les gens doivent suivre avec la tradition authentique (Sunnah) du prophète.

Nous croyons que le Coran, la parole d’Allah, n’a pas été changée ou altérée, tel qu’Allah le mentionne :
« En vérité c’est Nous qui avons fait descendre le Coran, et c’est Nous qui en
sommes gardien » {Al-Hidjr v 10 }

- Il est garantie que le Coran en entier est préserver et protégé, tel qu’Allah –le très haut : « En vérité c’est Nous qui avons fait descendre le Coran, et c’est Nous qui en
sommes gardien » {Al-Hidjr v 10 }

Quatrièmement : La croyance aux messagers
Nous devons croire en tous les prophètes et messagers qui ont été envoyés par Allah afin de guider les peuples.

Les messagers sont des êtres humains qui ne doivent pas être adorés et dont on ne doit pas en chercher quelque support en les suppliants. Ils mangent, boivent, deviennent malades et meurent comme tout les êtres humains. Nous devons les aimer.

Allah a dit :
Et ceux qui croient en Allah et en Ses messagers et qui ne font de différence entre ces derniers, voilà ceux à qui Il donnera leurs récompenses. Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » (An-Nisa v 150/152)

Cinquièmement : La croyance en l’au-delà
Un musulman croit dans l’au-delà, qui est le jour où Allah ressuscite les gens de leurs tombes pour les mettre devant leur responsabilité.

- Croire au rassemblement, qui est le rassemblement de tout le monde après la résurrection de leurs tombes.
– Le jugement et la récompense, ceux qui ont fait du bien seront récompensés et ceux qui ont fait du mal seront punis.
– Obéir à Allah et s’éloigner de ses interdictions.
– Se préparer pour ce jour en se repentant et se reprochant continuellement.
– Préserver dans les moments difficiles en souhaitant la récompense d’Allah.

Sixièmement : La croyance au destin
C’est de croire fermement que tout ce qui arrive est connu d’Allah et de son décret.

Les quatre piliers du destin :
1 Le connaissance : Allah sait ce qui est arrivé, ce qui est en train d’arriver, ce qui arrivera et ce qui n’est pas arrivé. Rien n’échappe à sa connaissance, que ce soit considérable ou insignifiant.

2 L’écriture : Allah a tout enregistré dans un livre qui a préservé avec lui le décret de tout ce qui se produira, les paroles, les actions, que ce soit en mouvement ou de façon stable.

3 La volonté : Tout arrive selon la volonté dominante et compréhensive d’Allah.

4 La création : Tout ce qui existe dans l’univers est la création d’Allah et il n’a aucun associé.

Est-ce que cela signifie que l’on doive arrêter de travailler et compter sur le destin?
Cette croyance n’implique pas que l’on doive arrêter de travailler (par l’action), parce  qu’on ne sait pas ce qu’Allah a enregistré et décrété pour chacun. Allah a attribué aux humains la faculté de distinguer entre ce qui est bénéfique et ce qui est nuisible. De plus, l’on doit utiliser tous les moyens et déployer tous les efforts pour accomplir ce qui est bénéfique dans cette vie et dans l’au-delà, tout en comptant entièrement sur Allah.

Quels sont les fruits de croire au destin ?
– La tranquillité de l’esprit et la fermeté du cœur.
– L’augmentation de la foi en Allah, qui augmente en conséquence les actions d’obéissance.
– La satisfaction et l’acceptation du destin, tout en s’éloignant de l’envie.
– La patience et la persévérance pendant les périodes malheureuses.

Histoire du grand Imam Junaid (Damas)  qui demande à ses disciples de tuer un oiseau pour les tester et montrer l’excellence du comportement ; « Cest d’adorer Allah comme si tu le voyais car si toi tu ne le vois pas, lui te voit ! »
3.    L’excellence ou Le bon comportement par les exemples

Rumi : Le cercle est également le symbole de la Loi religieuse qui embrasse la communauté musulmane toute entière et ses rayons symbolisent  les chemins menant au centre où se trouve la vérité suprême, le dieu unique  qui est l’essence même de l’Islam
Parabole de l’éléphant
Différend au sujet de sa description et de sa forme.
Des Indous avaient amené un éléphant; ils l’exhibèrent dans une maison obscure.
Plusieurs personnes entrèrent, une par une, dans le noir, afin de le voir.
Ne pouvant le voir des yeux, ils le tâtèrent de la main.
L’un posa la main sur sa trompe; il dit : « Cette créature est telle un tuyau d’eau. »
L’autre lui toucha l’oreille : elle lui apparut semblable à un éventail.
Lui ayant saisi la jambe, un autre déclara : « L’éléphant a forme de pilier. »
Après lui avoir posé la main sur le dos, un autre dit : « En vérité, cet éléphant est comme un trône. »
De même, chaque fois que quelqu’un entendait une description de l’éléphant, il la comprenait d’après la partie qu’il avait touchée.
Leurs affirmations variaient selon ce qu’ils avaient perçu l’un l’appelait dal, l’autre alîf.

Djalâl ud-Dîn Rûmî
3.1.    Le voisin qui jette des ordures
Un voisin (non musulman) du prophète lui jetait toujours les ordures devant chez lui. Le prophète – paix et salut à lui – les rangeait sans mot dire et les mettait là où elles devaient être. La scène se répétait. Mais il arriva que le prophète – paix et salut à lui – ne trouva plus rien. Il attendit trois jours, plus d’ordures ! Alors, il rendit visite à son voisin et le trouva malade. Il lui dit qu’il le savait. « Comment vous le savez ? demanda le voisin.- « Je ne trouve plus d’ordures devant ma porte, répondit le prophète –paix et salut à lui. »
3.2.    «Ne te mets pas en colère »
Ce noble hadith constitue la preuve évidente que le Prophète avait reçu le don de parler en peu de mots, mais riches en sens et tout de sagesse emplis. En effet, la colère renferme tout le mal et est source du malheur. Le Prophète répéta à plusieurs fois: « Ne te mets pas en colère », parce que la colère prive l’homme de sa raison, or celui qui est privé de sa raison s’expose au danger, dans tous ses actes, la raison perdant de son efficacité sous l’emprise de la colère.
Les causes de la colère sont multiples : La maladie, la faiblesse dans la constitution, le travail éreintant, le manque de sommeil, l’excès dans le luxe, la haute sensibilité aux événements qui sont en vérité insignifiants, la perméabilité aux « on-dit » ou à la médisance, mais aussi la défiance, l’humiliation ou l’offense subite.

3.3.    La famille => respect de la mère
3.4.    Liberté de Conscience => Nulle contrainte en religion (Sourate 2, V 256)

Rappel Hadith de Jibril : « l’excellence (Ihsan), c’est adorer Allah comme si tu Le voyais, car si tu ne le vois pas, Lui te vois », ou, selon une autre traduction possible, « c’est adorer Allah comme si tu Le voyais, et quand tu n’es plus, tu Le vois ».

Il y a là tout le sens et l’orientation du cheminement spirituel, le « grand jihad » des soufis, dont le but est de diminuer l’emprise et l’influence de l’ego, des désirs, des peurs, afin de purifier et d’illuminer le cœur, organe de la connaissance spirituelle.
La plupart du temps, ce cheminement doit se faire sous la guidance d’un Maître ou Sheykh autorisé, qui a déjà parcouru ce chemin, et qui a reçu l’autorisation de guider des disciples.

Le guide spirituel transmet une influence spirituelle, un enseignement de cœur à cœur, notamment par le biais des invocations et de la pratique spirituelle.
Le sheykh ne transmet donc pas un enseignement livresque, ou a forciori une idéologie, mais il a la capacité de transformer l’intériorité de ses disciples, leur regard sur eux même et sur le monde.
Un des points d’aboutissement de ce acheminement est l’extinction (fana) de l’ego en Dieu, ou en d’autres termes, la prise de conscience du disciple que la Réalité divine est en toute chose, qu’elle est la seule Réalité véritable, la création n’en étant qu’une émanation.
Comme le rappelle un hadith, « Au commencement, Dieu était, et nulle autre chose avec Lui. Et Il est maintenant tel qu’il était ».

Bibliographie

•    Roger Du Pasquier
⇨    Découverte de l’Islam

•    Eva de Vitray-Meyerovitch (1909- 199) docteur en islamologie, chercheuse au CNRS dont elle dirigea le service des Sciences Humaines, traductrice et écrivain, et publia au total une quarantaine d’ouvrages et de nombreux articles).
⇨    L’islam, l’autre visage
⇨    La prière en Islam
⇨    Anthologie du soufisme
⇨    Rûmî et le soufisme

•    Abû Hâmid al-Ghazâlî  (1058 – 1111) ; surnommé « la preuve de l’Islam »
⇨    Lettre au disciple  Lettre au Disciple est une épître écrite par l’Imam Al Ghazali en réponse à l’un de ses disciples qui, après avoir étudié diverses sciences, médita un jour sur son état et se demanda quelle science lui sera utile pour la Vie Dernière.

⇨    Les secrets de prière L’imam al-Ghazali se propose dans ce livre de faire découvrir au fidèle les secrets de la prière en matière de signification de recueillement, de sincérité et de bonne intention…  Ainsi ce livre constitue un complément qui vise à parfaire l’information sur l’aspect intérieur comme extérieur de cet acte d’adoration considéré comme la parure des œuvres de dévotion

•    Maurice Bucaille
⇨    La Bible, le Coran et la Science
⇨    L’Homme d’où vient-il ?

•    Henri Laoust (orientaliste)
⇨    Les schismes dans l’islam (sur les conflits entre sunnisme et chiisme au début de l’islam)

•    Dr Mohammad Hamidullah
⇨    Coran (Français, Arabe)

•    René Guénon
⇨    La crise du monde moderne (1946)

•    Sigrid Hunke
⇨    Le soleil d’Allah brille sur l’Occident
Sigrid Hunke relate, grâce à un récit fourni et vivant, les liens intrinsèques de l’Orient et de l’Occident à travers la formidable aventure humaine, scientifique et culturelle de la civilisation arabo-musulmane, à la lumière des immenses réalisations des savants musulmans. A la lecture du « soleil d’Allah brille sur l’Occident ».

•    Abdal Malik
⇨     Qu’Allah bénisse la France, Abd al Malik y défend un islam réfléchi, fait de tolérance et de désir d’intégration.

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