Octobre 2010 : Carole SEDILLOT « La psychologie des profondeurs selon CG Jung »


La psychologie des profondeurs selon CG JUNG

Par Carole Sédillot
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Cercle Averroès – Vendredi 22 octobre 2010 – 19h00


L’accès à la psychologie des profondeurs passe par la découverte d’un langage différent des discours psychologiques classiques et traditionnels.

Dans ce but, Carole Sédillot précise les liens entre les 4 fonctions dont nous disposons pour appréhender le monde : Pensée, Intuition, Sentiment et Sensation, chacun lié à l’un des quatre éléments Air, Feu, Eau et Terre, puis elle les mettra en inter-action à travers des exemples concrêts.

L’introduction à ce vocabulaire nous permetra de nous familiariser avec l’esprit de son auteur. Grâce à cette vue d’ensemble, le regard peut s’accrocher et s’approcher du fondement de cette oeuvre colossale pour lui donner un sens pratique.

Carole Sédillot expose ensuite les terminologies spécifiques au créateur de cette  » quête des sens  » dont l’aboutissement est le Soi.

Pour cela elle mettra en perspective la fonction résonnante en « surface » du Moi avec sa Persona, puis progressivement plus en profondeur, les premiers niveaux de l’inconscient avec l’ombre d’ou jaillissent nos réactions surprenantes (actes spontané de courage ou de fuite par exemple), la fonction de nos anima et animus selon nos sexes, puis les racines plus profondes de notre inconscient collectif et davantage encore de notre inconscient archaïque.

L’aspect initiatique du processus d’individuation se révèle au fur et à mesure des rencontres avec la persona, l’ombre, l’anima et l’animus ainsi que la révélation des structures psychiques, collectives et individuelles.

Nous aborderons ensuite la formulation du temps et de l’espace avec les figures mythologiques de Cronos le temps qui « est » et Kaïros le temps à saisir. En effet, c’est nous qui passons et créons ainsi les modalités passé, présent et futur. De la même manière, en intervenant, le Kaïros créé un moment présent à saisir en « effractant » le temps Cronos.

En élargissant le concept de l’inconscient, Jung élabore la notion des archétypes dont l’apport considérable ne cesse encore aujourd’hui d’enrichir la psychologie analytique.

Les archétypes seront ainsi définis par leur fonction universelle de matrice vide devant être activée et Carole Sédillot évoquera pour finir les trois principaux : celui de la Grande Mère, du Vieux Sage et de l’Enfant Eternel.

Atelier « La Quête du Soi – Les 12 Travaux d’hercule
Cercle Averroès – Samedi 23 octobre 2010 – 9h00

L’objectif de cet atelier a été de mettre en paralèlle, d’une manière nouvelle et originale, l’aventure d’Hercule et ses 12 Travaux avec le fonctionnement di processus d’individuation initié par Carl Gustav Jung.

La rencontre avec soi-même et son évolution s’accomplissent symboliquement par les épreuves, les affrontements et les victoires vécus par le héros, auquel chacun peut s’identifier. Jung a expliqué ce processus, menant à la réalisation du moi en Quête du Soi, en le juxtaposant avec, entre autres domaines, l’alchimie et le mandala.

La personnalité d’Hercule, demi-dieu qui gagne son immortalité, dans sa perspective humaine et divine, se prête à tout individu en recherche d’équilibre psychique et d’harmonie intérieure. Le parcours éprouvant qu’il choisit, en effectuant les 12 Travaux, reflète sa volonté de vivre l’expérience intime de la découverte du moi profond par la confrontation avec sa part la plus obscure, révélatrice des contenus inconscients.

La structure, les lieux, les animaux, les adversaires et les types de combats exposés dans les 12 Travaux s’associent étonnamment avec les concepts jungiens : persona, ombre, anima-animus, Soi… et offrent la possibilité de porter un regard différent sur l’épopée du héros et sur son objectif.

De l’Antiquité à aujourd’hui n’ont changé que les formes de restitution de ces aventures hautes en couleur et faussement rocambolesques. En puisant dans le fond ancestral et immuable de ces récits, Carole Sédillot révèle comment Hercule, toujours vivant, incarne dans ce troisième millénaire la modernité de son époque, dans son comportement face aux événements du quotidien.

Ainsi l’ordinaire puise dans l’extra-ordinaire pour quitter la banalité des lieux et des êtres dévoilant en chacun et de chacun, un être unique à part entière : Hercule.

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