Mai 2012 : Régor (Robert MOUGEOT) « La métaphysique des chiffres »

Vendredi 25 mai 2012

 » La métaphysique des chiffres « 

Robert Régor MOUGEOT

( Voir le livre )

Une merveille des mathémathiques qui illustre bien que

« TOUS LES CHIFFRES NE DISENT QU’UNITÉ » !

Le Chiffres ? Les Signes-Symboles utilisés pour écrire les nombres, lesquels servent, dans leur usage courant, à mesurer des quantités.

UN

La Langue des Oiseaux, maintenant très connue de tous les véritables « Lettrés », permet de décrypter le graphisme des lettres de notre alphabet pour y découvrir les Structures Universelles de la Manifestation.

Par le U, coupe de réceptivité ouverte vers le Ciel, coupe du Graal en quelque sorte, et par le N, lettre trine figurant l »Energie alternativement ascendante et descendante, UN est « ondes de forme du souffle cosmique » (Emmanuel-Yves Monin, Hiéroglyphes Français et Langue des Oiseaux, Le Point d »Eau, 1982, p. 62)

Curieusement, la sonorité de UN est métamorphosée au féminin lorsque cette Energie UNE se concrétise sur les trois plans – physique, émotionnel et mental – de l »être humain, symbolisés par la lettre E. La réceptivité et le déploiement prennent forme dans la matière ; il y a alors à la fois réceptivité – U – et négation de cette réceptivité – NE – par la chose ainsi née – NEé – de cette réceptivité. C »est donc justement cette sonorité UN qui exprime le premier des nombres.

Sa graphie en chiffre, 1, marque l »énergie ascendante qui redescend verticalement. Aussi le i majuscule, I, i-mage-t-il l »axe vertical et se confond-il avec le 1, marquant le passage du non manifesté au manifesté, le point sur le i représentant le Principe de la Manifestation, l »Origine symbolique de Tout dans le binaire de la Terre.

Dans l »absolu Un a été en quelque sorte divinisé. « Dieu, c »est Un, le Nombre des Nombres » affirme Hiéroclès, disciple de Pythagore. De ce point de vue, dans le Principe, il n »est ni pair, ni impair, ni masculin, ni féminin, il est sans qualificatif. Il est cause de Tout.

Amadou-Hampaté Bâ rapporte que chez les Peuls , « le “un” n »est pas considéré comme un nombre, mais est l »unité inconnaissable et indéterminée. » (L »Eclat de la Grande Etoile – Classiques africains, diffusé par Les Belles Lettres, 1974, p. 83, note 2.)

« L »Equation-Dieu est simple:

le1 qui multiplie le UN égale toujours UN

= l »Unité, L »UNIQUE. »

(Platon le Karuna, Le Livre Précieux de la Vie et de la Mort, Les Editions de la Promesse, 2006, p. 243)

1 X 1 = 1

Par contre, Un sans cesse ajouter à lui-même engendre tous les nombres, alors que par la multiplication (ou par la division), il ne donne que lui-même ! Une merveille des mathématiques que cette série multiplicative ! La multiplication, comme chacun sait, met en jeu des additions successives qui, dans le cas présent, engendre la suite des chiffres avec, systématiquement, une symétrie centrale qui ramène par un jeu de miroir étonnant, le déploiement de la suite à l’unité de départ !

DEUX

« L »équation humaine est simple:

le 1 qui additionne le 1 = 2

c’est le Commencement de la Pluralité par l’ »UNITE,

l »Unitaire qui relie les Multiples,

l »UNITE par le Multiple. »

(Platon le Karuna, Ibidem)

1 + 1 = 2

La Genèse l’indique, « le Commencement est 2 » (Id., p. 244)

Mais, lorsque les 9 premiers nombres sont déployés, un nouveau commencement se produit avec le 10 auquel s’ajoute alors l’unité pour donner le 11, et :

11 X 11 = 121

Le 2, placé ainsi au centre d’une symétrie révélatrice, illustre parfaitement qu’il est « l’Epanouissement de l’Unique » (Id.) qu’il permet de retrouver dans l’Unité Duelle qui déploie la Manifestation.

A remarquer que les mathématiques actuelles ont perdu de vu cette évidence simple : 0 n’est pas un nombre ! Il ne peut y avoir une quantité moindre que 1. Ce signe, bien pratique au demeurant, sert seulement à indiquer l’absence de quantité. (voir rené Guénon, Les Principes du Calcul infinitésimal, Gallimard, 1946, p. 97)

TROIS

1 + 1 + 1 = 3

Comment se produit la manifestation ?

« L »activité absolue est Unique, elle est “Cause causale”, nullement “cause cosmique”, elle est l »Unité et non encore l »Unité ternaire »( Schwaller de Lubicz, Propos sur l »Esotérisme et le Symbole , Paris : Dervy-Livres, 1977, p. 36-37), l »Unité ternaire étant inhérente à la manifestation.

L’Unité ternaire, c’est la Perfection Cubique, que les Hébreux tenaient des égyptiens et dont la l’origine plus ancienne est sans doute sumérienne, trouve sont déploiement dans toutes les religions.

1 X 1 X 1 = 13 = 1

C’est pourquoi l’ancien catéchisme catholique illustrait le mystère de la Sainte Trinité, Dieu en trois Personnes égales Père-Fils-Saint Esprit, par le triangle équilatéral avec un pointe tournée vers le haut.

La Trimurti Indienne est représentée par un triangle double, isocèle cette fois, mais dont la pointe est aussi tournée vers le haut. A l’intérieur, en bas, la tortue y représente Vishnu, le Conservateur. Elle porte sur son dos un crâne représentant Shiva, le Destructeur. Au sommet du crâne sort un lotus, et le soleil de Brahma, le Créateur, illumine toute la création. (illustration dans : Muller – Glauben, Wissen, undt Kunst der alten Hindus, 528, planche 2, figure 28, reproduite dans notre livre p. 70- 71)

Chez les Peuls, 111 est le nombre sacré par excellence. Il correspond à l’unité retrouvée sur chacun es trois plans de l’être humain, le plan physique, le plan relationnel-émotionnel et le plan mental.

En continuant la série multiplicative, le 3 se trouve au centre d’un miroir qui réfléchit le 12 en 21 pour le retour à l’unité :

111 X 111 = 12321

La conscience du Deux permet d’atteindre le point Trois d’où se voit les deux polarités du binaire manifestationnel. Il permet de retrouver le UN.

QUATRE

Chiffre terrestre par excellence !

1 + 1 + 1 +1 = 4

14 = 1

1 111 X 1 111 = 1234321

Cette fois, le quatre se retrouve miroir inversant la suite descendante 123 pour faire le retour à l’origine 321 !

Le quatre est donné pour retrouver le

CINQ

5 est le juste milieu de tous les chiffres : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9.

Et le Jeu divin continu !

1 + 1 + 1 +1 + 1 = 5

15= 1

11 111 X 11 111 = 123454321

SIX

Chiffre pair comme le deux, il introduit de nouveau un risque de dualité, alors que les chiffres impairs ramènent toujours à cette Unité :

1 + 1 + 1 +1 + 1 + 1 = 6

16= 1

111 111 X 111 111 = 12345654321

SEPT

Chiffre

1 + 1 + 1 +1 + 1 + 1 + 1 = 7

17= 1

1 111 111 X 1 111 111 = 1234567654321

HUIT

Chiffre:

1 + 1 + 1 +1 + 1 + 1 + 1+ 1 = 8

18= 1

11 111 111 X 11 111 111 = 123456787654321

NEUF

Chiffre:

1 + 1 + 1 +1 + 1 + 1 + 1+ 1 +1 = 9

19= 1

111 111 111 X 111 111 111 = 12345678987654321

La symétrie est rompue ; cependant, la suite 123 réapparaît au centre !

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DU SPÉCULATIF A L’OPÉRATIF

Nous avons là une nouvelle vérification que tous les chiffres ne disent qu’Unité.

Le juste déploiement se fait jusqu’à 9 ; là, rester toujours neuf, neuf, neuf, dans l’instant,

« UN », inversé dans le miroir donne « NU ».

« De la Terre au Ciel, le Un-sans-second a manifesté sa pluralité et, sans vos interférences,le retour de la pluralité à l’Un serait chose aisée.

Ce Un versé dans la Matière s’étant recoloré par vos interférences, le premier pas est le retour à la simple image inversée du Un. » (Emmanuel-Yves Monin, Enseignement inédit, 1995, cité dans notre livre, p. 33-34)
Etre nu, c’est être sans notions sur les trois plans de l’être humain. « C’est là l’extrême simplicité, la nudité (nu-déité) de Jésus dans la crèche de Bethléem. C’est le Christ en nous, cet Emmanuel, Celui qui doit revenir comme le signifie l’étymologie, Celui qui émane nu de El, décrypte la Langue des Oiseaux. »
( notre livre p. 34)

Elle dit encore, cette Langue, que, par la juste « tenue », sans retenue, « t’e(s) nu », sans notion, sans désir, sans émotivité… Le fil du rasoir est « ténu »…

Régor ( Robert Mougeot )

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